11 mars 2016

8ème EDITION DU FESTICAB: Appel à candidature



8ème EDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA ET DE L’AUDIOVISUEL DU BURUNDI
The 8th International Festival of Cinema and Audiovisual Edition of Burundi (FESTICAB)

               17-24 JUIN 2016 / JUNE 17-24, 2016

 


DATE LIMITE D’INSCRIPTION /Registration Deadline: 07 AVRIL 2016



Formulaire à remplir et à renvoyer par courriel/ Form to complete and return by email:

 Site web/ website: www.festicab.org  
festicabprogrammation@gmail.com (Chargée de la Programmation / Responsible of the Programming)   festicabcommunication@gmail.com  (Chargé de la Communication /Communication Officer/Catalogue)
  

(Merci de joindre une copie de ce formulaire avec le dvd de visionnement/ Thanks to attach a copy of  this form with the DVD film).

 

         F I L M

  
FICTION       DOCUMENTAIRE/DOCUMENTARY        ANIMATION

 Long Métrage/Feature Film
Court Métrage/Short Film                  



Titre original/ Original title :

Réalisateur (trice – s)/Director :

Producteur (trice-s)/Producer :

Pays /Country : 

Année de production /Year of production:                           

Durée / Duration:               

Couleur     Noir et Blanc
Color         Black and White

Langue(s) originale(s)/ Original language:                                                                                  

Langues des sous-titres / Subtitles languages :  


Acteurs principaux / Principal character/Main Actor :





   C O N T A C T S



PRODUCTION                    

Société/Society: 

Adresse/Adress: 

Pays/Country:

Site Web/Website:              

Téléphone/Phone number :

E.mail : 

    

 DISTRIBUTION                   

Société/Society :

Adresse/Adress:

Pays/Country:

Site Web/ Website:

Téléphone/Phone number :  

E.mail :




CE FORMULAIRE SERA UTILISÉ POUR LA RÉDACTION DU CATALOGUE ET DU SITE OFFICIEL DU FESTIVAL EN CAS DE SELECTION/ In case of selection, this form will be used for the catalogue and official site of the Festival  
I

 

 R É S U M É/ SUMMARY

 B I O – F I L M O G R A P H I E  CINEASTE/ B I O - F I L M O G R A P H Y     FILMMAKER

10 mars 2016

Le MASA en images

En images, vivez quelques moments du MASA 2016
La suite sur Infos Sciences Culture le mag et sur http://www.infosciencesculture.net/


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29 févr. 2016

L’ultimatum d'un collectionneur africain à deux galeristes parisiens

L’ultimatum d'un collectionneur africain à deux galeristes parisiens


Masque représentant une femme de l'ethnie tchokwe, datant du début du XXe siècle. Hauteur : 22 cm.
Le collectionneur Sindika Dokolo avait annoncé en 2015 son souhait de rapatrier des objets d’art classique volés en Angola. C’est désormais en partie chose faite. Le 4 février, deux masques et une statue tchokwe du Musée du Dundo à Lunda Norte, une région du nord de l’Angola proche de la République démocratique du Congo, ont regagné le pays lors d’une cérémonie officielle orchestrée à Luanda en présence du roi tchokwe Mwene Muatxissengue Wa-Tembo. Les œuvres avaient disparu au cours de la guerre civile entre 1975 et 2002.

Les trois pièces exposées jusqu’en avril à la Fondation Sindika-Dokolo rejoindront plus tard leur musée d’origine. « J’ai découvert voilà trois ans que le bâtiment avait été réhabilité et mis aux normes, confie Sindika Dokolo. C’est un petit musée bien fait, avec un parcours didactique qui n’a qu’un seul défaut : il était très ethnographique, ce qui faisait perdre de vue la dimension artistique. Lorsque j’ai demandé où étaient les grands objets on m’a répondu que ça avait été volé depuis les années 1970. »

« Se défaire du regard colonial méprisant »

Pour mener à bien leur rapatriement, il s’est inspiré aussi bien des procédures offensives du Nigeria, qui réclame des bronzes détenus par le British Museum, que des restitutions des biens spoliés juifs. Deux marchands d’art africain, le Bruxellois Didier Claes et le Parisien Tao Kerefoff, l’appuient dans ses recherches. La stratégie ? Prendre contact avec les détenteurs d’objets litigieux en leur proposant de les indemniser du montant qu’ils ont payé en échange de la restitution. Le cas échéant, Sindika Dokolo menace d’engager des poursuites judiciaires.
Masque "Lwena" Pwo, datant du début du XXe siecle. Hauteur : 27 cm
« On s’est trouvé face à des collectionneurs qui avaient acheté les objets il y a longtemps et de bonne foi, rapporte-t-il. Il y avait une grosse différence entre le prix qu’ils avaient payé et celui du marché. Ce sont des amoureux de l’Afrique et ils n’ont pas résisté devant l’argument que leur position était indéfendable. Ils ont compris que l’Angola avait besoin de récupérer ces objets, prendre la mesure de sa trajectoire historique, se défaire du regard colonial méprisant sur ces objets. » Le collectionneur a dédommagé les propriétaires à hauteur de 50 000 euros par œuvre récupérée, un prix en dessous de leur valeur marchande.
L’affaire se corse aujourd’hui avec de nouvelles négociations pour récupérer quatre autres objets, dont deux détenus par des marchands parisiens réputés. « L’argument d’ignorance ou d’incompétence ne tient pas dans leur cas, lâche Sindika Dokolo. L’un de ces marchands a publié l’objet en question. Je lui ai proposé un tiers du prix auquel il l’avait payé. » Le collectionneur a donné jusqu’au 1er mars au professionnel pour restituer la pièce, sous peine d’engager une action judiciaire.
Même ultimatum lancé au second marchand parisien, qui possède une statuette de princesse tchokwe dont il réclame un million d’euros. « Il part du principe que la statue est belle et rare et comme j’ai beaucoup d’argent, je devrais payer. Je ne fais pas la même analyse. Je vais lui proposer 50 000 euros, lance Sindika Dokolo, un brin bravache. C’est le genre d’attitude méprisante et raciste que j’exècre. Je veux leur montrer que nous sommes organisés, déterminés, et que nous irons jusqu’au bout. »
Didier Claes se veut plus nuancé : « Il peut arriver que les marchands aient mal fait leur travail ou qu’ils savent que les objets sont volés et qu’ils font mine d’ignorer. Mais il faut aussi dire qu’il y a très peu d’informations sur les objets du musée, pas de base de données. Art Loss Register ne dispose pas de photos des objets volés dans les musées africains. »

« De l’art et non de l’artisanat poussiéreux »

Musées, marchands et collectionneurs occidentaux avancent aussi à leur décharge que les objets sont mieux protégés chez eux que dans certains pays africains gangrenés par la corruption ou le terrorisme. « Il y a, bien sûr, des pays en banqueroute qui n’ont pas les moyens d’entretenir leur patrimoine et d’autres menacés par le terrorisme, admet Sindika Dokolo. Mais on ne peut pas sortir à chaque fois cet argument pour prendre en otage le débat et nous traiter comme des enfants incapables de nous occuper de nous-mêmes. C’est irrecevable dans le cas du Musée du Dundo. »

Le collectionneur en est sûr, son volontarisme provoquera un électrochoc chez ses concitoyens. « Très peu d’Africains savent que ces objets sont de l’art et non de l’artisanat poussiéreux, regrette-t-il. J’aimerais qu’on apprenne à regarder nos origines avec un œil nouveau. » Il espère aussi créer des émules dans la nouvelle génération de millionnaires africains. « Je mets ma main au feu que d’ici cinq à dix ans, 20 à 25 % des acheteurs d’art classique seront africains, estime Didier Claes. Et je ne me vois pas vendre aux Africains des pièces pillées deux jours plus tôt au Nigeria ou ailleurs. Il faut absolument mettre en place une vraie charte de déontologie. »

4 janv. 2016

Hervé Honla : L’homme culturel de l’année 2015



Hervé Honla : L’homme culturel de l’année 2015


Combattant chevroné pour la Culture au Burkina depuis plusieurs années, Hervé David Honla Honla, Jabbar, Le Magna ou tout simplement Hervé Honla pour le grand nombre, est celui qui, à sa façon, nous aura marqué par sa bataille pour la Culture au cours de l’année écoulée. Nul besoin de rappeler les anicroches qu’il a confronté au cours de cette année 2015. Notamment sa privation de liberté sur plusieurs mois de l’année. Mais nenni, son combat pour la Culture est resté tel à chaque fois qu’il le pouvait. Au mieux, il revenait comme sublimé pour chaque rendez-vous culturel. De plusieurs dédicaces d’artistes au FONY (Festival Ouaga-New-York) aux USA en passant par les Nuits Atypiques de Koudougou, il n’a pas manqué d’apporter sa vision et sa contribution. D’ailleurs, c’est avec beaucoup d’énergie et de détermination qu’il prépare les 12 PCA (12 Personnalités culturelles de l’année), l’évènement dont il est l’initiateur.
L’infatiguable Jabbar, celui qui est pour certains «un saint» ou pour d’autres un «malsain», à tort ou à raison, néanmoins vu comme une figure incontournable du showbiz pour tous, est celui qui a attiré notre attention pour 2015. Bravo Jabbar

Culturellement vôtre !

2015, la Culture résista !



2015, la Culture résista !

Nous voilà à l’entame de 2016 ! 

2015, relayé pour toujours au passé ! Une année qui aurait été marquée au Burkina Faso par autant de périples dans les esprits que de péripéties sur le plan sociopolitique, avec à la clé, un dénouement heureux à travers des élections libres et transparentes. 12 mois de dur labeur d’un peuple à qui le monde entier a reconnu le mérite.
Une année qui, sans doute, restera à jamais dans la mémoire collective Burkinabè, où la Culture et les acteurs culturels ont joué pleinement leurs rôles.Malgré le spectre d’une crise socio-politique qui a planée depuis la période post-insurrectionnelle jusqu’à la fin de la Transition, il faut le dire haut, le Burkina Faso, à travers la Culture, est resté débout là où certains ont flanché.
En effet, en marge dela sphère socio-politique qui n’a eu de cesse de bouillonner au cours de cette année, la scène culturelle,qui parfois en la chevauchant, a tenu un rôle incontournable dans la cohésion sociale mais surtout, elle a permis de garder notre pays comme pôle d’attraction artistique et culturelle à travers de nombreux évènements.
Connue comme capitale africaine du cinéma, Ouagadougou, malgré la conjoncture socio-politique du pays et la menace djihadiste, n’a pas manqué le rendez de la 24e édition du FESPACO, tenue du 28 février au 7 mars 2015 sous le thème «Cinéma africain : Production et diffusion à l’ère du numérique». Une éditionqui a vu le sacre du Marocain HichamAyouch. Puis, que dire desKundé, la plus grande cérémonie de récompense de la musique, à qui, à tort ou à raison, on a toujours associé l’image de l’ex-première dame, Chantal Compaoré. L’évènement a réussi le pari de la 15e édition. Au même moment, s’installait la 23eédition du Festival Jazz à Ouagaqui s’est tenu du 24 Avril au 2 mai avec, encore et toujours, un programme riche et alléchantde jazz performance, de concerts et d’un village du festival qui a refusé des mélomanes venus de par le monde. Alors que s’éteignaient les lampions à Jazz à Ouaga, qu’annonçaient les couleurs du côté des Marley d’Or. Cet évènement qui célèbre la musique reggae, malgré son jeune âge (2e édition), a «résisté» à la Transition.
De la 11e édition de Ciné droit libre tenue du 28 Juin au 4 Juillet,au Festival Ouaga-New York (FONY) le 12 décembre, en passant parla 13e édition du Foire international du livre de Ouagadougou (FILO) du 26 au 29 Novembre et le «come-back» des Nuits atypiques de Koudougou(NAK) pour leur20e édition, on peut dire que la Culture,contre toute attente, a brillé de mille feux durant cette année 2015 au Pays des hommes intègres. A cela on peut ajouter, entre autres, le spectacle ditDes Monstres sacrés du coupé décalé ou la célébration des10 ans d’AlifNaaba et les différentes sorties discographiques qui, sans doute, ont apportés leur touche à une année culturelle, on peut plus dire, réussie.
Nonobstant quelques fausses notesqui peuvent être signalées, il faut retenir le mérite qui est grand. Et les différents acteurs notamment le ministère de tutelle peut s’en féliciter !
Une autre année est là, 2016, avec encore ces défis !
Bonne année 2016, Culturellement vôtre !
Jérôme William Bationo