Rendez-vous chez
nous
La
ferveur monte malgré…
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Des cascadeurs venus du Ghana attisant la curiosité des populations |
La
plateforme festival de «Rendez-vous chez nous» bat son plein. Acrobates, clowns
et marionnettes, danseurs, musiciens, etc. chacun y va à cœur joie depuis 24h à
Ouagadougou pour le bonheur des milliers de festivaliers. A la suite d’une cérémonie
d’ouverture riche en couleur et surtout en mouvement le 8 février, les
différents acteurs sont lancés dans la dynamique de cette 8e édition
qui se veut à la hauteur des précédentes, même si les premiers responsables en
charge de la Culture au Burkina ont, jusque-là, brillé par leur absence à la
manifestation.
Les arts envahissent les rues depuis 48h
au quartier Gounghin de Ouagadougou. Une sélection riche et variée, des
artistes très généreux en production, des festivaliers au rendez-vous, c’est
partie pour la fête. «Rendez-vous chez nous» s’installe progressivement. Une
grande fierté pour le premier responsable du festival, Boniface Kagambega, qui
ne manque pas de manifester sa joie. «Nous avons eu déjà une grande parade le
samedi 4 février dernier, puis une grande cérémonie d’ouverture le 8 février.
C’est déjà là une satisfaction même si on est triste de ne pas voir certaine
autorité qu’on attendait ; mais le plus important ce sont les populations
qui étaient très présentes. Aujourd’hui à l’orphelinat de Loumbila et les
autres localités, c’était super ; dans les écoles et ailleurs c’est déjà
une grande ferveur de la manifestation. Les artistes sont contents et on est
satisfait. On a une programmation très qualitative et surtout de belle surprise
comme Bilbobasso ce soir dont j’avais vu une vidéo avec une autre compagnie
mais là on est encore plus émerveillé du travail et de leur prestation. On a
aussi aimé le travail de la fanfare de la Cote d’Ivoire, des grandes personnes
de Boromo et Bamako. Déjà en une journée de prestation, tous les artistes
excellent et on est vraiment satisfait».
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Une troupe de danse traditionnelle du Burkina |
De
grands spectacles en prévision
Effectivement, en une journée de
prestations, les artistes ont déjà réussi à conquérir les foules qui ne
quittent plus la Place de la femme et environs à Gounghin. Les prochains jours verront les prestations
d’artistes très attendus par les festivaliers. «Pour la suite on s’attend à de
gros concert, avec l’arrivée de Dub Inc, venu pour le disque d’or d’Alif Naaba,
Imidiwen, Ivoire marionnette, la Compagnie Afuma, Smarty et bien d’autres qui
vont proposer vraiment des choses très intéressantes avec de très beaux
spectacles. On attend du monde comme les autres années. C’est très bien lancé
et nous verrons au fil des jours de belles choses», a confié pour sa part un
festivalier.
Néanmoins
un peu de regrets
Si tout semble parfait à cette 8e
édition du festival «Rendez-vous chez nous», il n’en demeure pas moins
l’existence de quelques pilules dures à avaler. En effet, la cérémonie
d’ouverture qui a connu une participation active de la population et des
différents groupes présents n’a cependant pas eu la présence des autorités
politiques en charge de la Culture. Problème de calendrier ? Quand on
connait la notoriété de plus en plus grandissante de cette manifestation des
questions subsistent face à de tels agissements.
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Boniface Kagambega (milieu en blanc) accompagné de l'Ambassadeur de France (à g.) et certains officiels |
Toute chose qui a été soulignée par
Boniface Kagambega qui n’a pas manqué de manifester sa reconnaissance vis-à-vis
de ses soutiens : «Nous tenons à dire merci au ministre de la
Communication Remis Dandjinou, à la gendarmerie et au CRS, à la Francophonie
qui vient de nous rejoindre, également une reconnaissance à l’Institut
français, à la communauté du Grand Lyon, à tous nos partenaires, à la presse et
aux différents groupes et compagnies présentes. Je suis satisfait de l’apport
extérieur mais pour ce qui est du Burkina Faso, j’attends encore. Nous avons
réuni à Ouagadougou 50 compagnies sans compter celles qui seront à Bobo et à
Bamako. Nous logeons et nourrissons plus de 400 personnes. On contribue ainsi à
notre manière à l’économie du pays à travers ces activités mais jusque-là nous
n’avons toujours pas de nouvelles du ministère en charge de la Culture. Mais on
espère que les choses vont bouger et qu’il y aura une suite favorable», a-t-il
fait savoir.
Jérome
William Bationo
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