Panorama de 3 ans de travail d’un expressionniste

« Le premier mérite d’un tableau est d’être une fête pour l’œil »,
disait Eugène Delacroix. Le vernissage de « Hyacinthe
Ouattara dans l’arène » devait ainsi être un moment de grande
réjouissance pour les innombrables yeux qui ont fait le déplacement de
l’Institut français pour découvrir cette nouvelle exposition. Plusieurs œuvres
de diverses tailles pour différents matériaux utilisés, cette production est le
fruit de trois années de labeur. Cherchant plutôt à exprimer ses émotions et ses sentiments
qu’à décrire objectivement la nature, l’artiste plasticien aux multiples
facettes, Hyacinthe Ouattara, dans sa création, est à la recherche d’une thérapie.
« J’exprime ma personne à travers
cette exposition ; quand je ne suis pas bien, je crée ; et quand je
crée, je suis bien », dit-il. Peindre afin d’échapper aux angoisses,
aux tourments de la vie, du bout de son pinceau il conçoit des personnages qui portent des états
d’âme, déballant de cette manière une forme d’expressionnisme basée sur des
formes primitives, humaines, souvent fantomatiques.
Avec des couleurs assez
vives, parfois sombres, sur de la toile ou sur du papier, Hyacinthe se libère
du joug de son passé, notamment d’une enfance difficile, a-t-il fait savoir. « Hyacinthe Ouattara dans
l’arène » est une occasion singulière offerte de voir au même endroit
plusieurs années de travail du plasticien. La soirée de vernissage qui lui a
été consacrée, outre la performance proposée par l’artiste, a été une occasion
pour Marine Leloup, directrice de l’institut, de rendre hommage au Madiba,
décédé la veille. Comme l’a dit Pablo Picasso, « un tableau ne vit que par celui qui le regarde » ;
le public est donc attendu pour donner plus de vie à cette exposition.
Jérôme William Bationo
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