11e édition de la biennale de Dakar
Le
Dak’art pour sa 11e édition a ouvert ses portes le vendredi 9 mai 2014.
Encore pour cette année, la biennale de l’art contemporain offre un
mois d’expositions et de rencontres artistiques. Devenue un rendez-vous
incontournable, la Biennale est l’occasion de mettre en avant l’art
contemporain africain.

Les grandes articulations de la présente édition
Prévue dans le In de cette édition 2014, une exposition ouverte pour la première fois à des artistes qui ne sont pas originaires du continent africain. Une trentaine de plasticiens européens, mais aussi chinois ou syriens, exposent ainsi au Musée Théodore Monod. « Voilà plus de 20 ans que la Biennale existe et je me suis dit qu’il fallait l’ouvrir à des artistes du monde entier » a justifié Babacar Mbaye Diop, son secrétaire général. A cela il faut ajouter une exposition consacrée à la sculpture africaine, ou encore des rencontres entre professionnels sur les métiers des arts visuels. Et puis c’est parti aussi pour le Off de la Biennale, qui, depuis 1998, prend chaque année de plus en plus d’ampleur. D’une vingtaine d’expositions à l’époque, il est passé à 270 cette année ! Un programme détaillé des lieux d’exposition à Dakar, mais aussi notamment à Saint Louis, permet de s’y retrouver, carte à l’appui. Cela va de la petite boutique, du petit restaurant, à la grande entreprise. De grandes sociétés comme Eiffage, des Fondations comme Benetton, participent elles-mêmes désormais à l’organisation d’expositions, qui deviennent de plus en plus professionnelles. Les Etats du Maroc et d’Algérie ont cette fois monté des pavillons pour leurs artistes. Quant à la coopération belge, elle s’est chargée de faire venir une trentaine de plasticiens du Bénin aux «Bois sacrés». Au total, des artistes d’une dizaine de pays africain seront exposés dans le Off. Quelques artistes burkinabè notamment Siriki Ky, Christophe Sawadogo et Sambo Boly quant à eux ont procédé à leur vernissage le dimanche 11 mai à la GEPAPS.
Des prix aux participants
Le Dak’art c’est aussi les récompenses. À cet effet, plusieurs prix ont été attribués, notamment celui du centre Soleil d’Afrique qui encourage la création féminine qui est revenu à Houda Ghorbel de la Tunisie et le Grand prix Léopold Sédar Senghor. « L’art contemporain s’est développé ces dernières années sur le conceptuel, le post conceptuel, avec les nouvelles technologies entre autres, et tout cela est très bien, mais nous disons qu’il faut être courageux pour affronter la peinture aujourd’hui avec toute son histoire, et quand c’est bien fait, cela mérite une récompense », explique Abdelkader Damani, un des commissaires de la biennale, d’où le grand prix au ex aequo Driss Ouadhahi et Olu Amoda respectivement de l’Algérie et du Nigeria. « Avec eux, nous avons voulu récompenser des artistes travaillant sur des formes d’expression dites « anciennes », la peinture, le relief, l’objet », explique-t-il. Les deux vainqueurs n’ont d’ailleurs pas manqué de manifester leur satisfaction. Les festivités de Dak'Art 2014 s'étalent jusqu'au 9 juin prochain avec une assez riche diversité artistique et un riche programme.
Jérôme William Bationo
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire