23 mai 2014

«Tari n’dari»: Entre le profane et le sacré!



«Tari n’dari»
Le paysage musical burkinabè s’est enrichi d’une nouvelle œuvre discographique. Du géniteur Tim Winsey  «Tari n’dari» le nouveau né, qui signifie « le temps tourne », a été baptisé le 20 mai 2014 devant la presse et de nombreux professionnels du show-biz.

Face à un parterre d’invités, Etienne Minoungou, directeur des Récréâtrales et membre de la Compagnie Falinga, maison de production et d’édition de l’album, avec à ses côtés Seydou Richard Traoré, PDG de Seydoni Productions ont présenté «Tari N’dari» cette nouvelle découverte. Entièrement enregistré en live en mai 2013 dans les studios de Seydoni Productions à la suite de 2 mois de résidence de création, le nouvel opus de Tim Winsey voit le jour près d’une décennie après la sortie de « Zèssa », son premier album. Très apprécié pour son maniement de la Kora et surtout de l’arc-à-bouche, son instrument de prédilection qu’il maitrise parfaitement, l’artiste, avec dextérité, se particularise par son style musical, le Wassamana groove. Chanté en langue San, en dioula, en français et en anglais, Tari n’dari est un savant mélange de sonorités africaines, de blues et de jazz à la sauce San, région dont est originaire le musicien. Chargé de rythme et d’intensité, l’album dégage de l’énergie, peut-on ainsi dire. Le Wassamana, qui veut dire «lève les pieds au rythme du tam-tam» en San, est pour cela le concept que l’artiste ambitionne valoriser. Avec «Amour d’un soir», «Dama Sanma», «Dougou Ba», «New world» et bien d’autres, Tari n’dari se présente comme une œuvre pluridimensionnelle et peut d’ores et déjà positionner le natif du pays Samo comme un artiste universelle. C’est d’ailleurs cette pluralité de Tim qui lui vaut cette confiance d’Etienne Minoungou, qui signe ainsi son baptême de feu dans la production musicale.
Pour le responsable de la Compagnie Falinga, Tim Winsey est un artiste plein de ressources qu’il se refuse d’ailleurs de «formater». «Nous avons voulu laisser libre cours à son inspiration afin qu’il explore toutes ses capacités pour sa création», a-t-il fait savoir. Disponible dans les bacs pour la somme de 3000 francs CFA, une invite est faite pour s’approprier l’opus de 13 titres. Notons que pour l’occasion Tim Winsey et ses instrumentistes ont livré en live un avant-goût du contenu de Tari n’dari qui se laisse délecter aisément ! Un vrai chef-d’œuvre à consommer sans modération.


 Jérôme William Bationo

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