25 juin 2013

Kidal



La cité des Ifoghas

Le nom Kidal de nos jours s’apparente beaucoup plus à la crise qui secoue le Mali depuis mars 2013. Véritable destination touristique, cette localité également appelée la cité des Ifoghas n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis cette dramatique situation. Avec nos amis de l’Office malien du tourisme et de l’hôtellerie (OMATHO) nous avons pu bénéficier d’une brève présentation de cette région du Mali.
 



La région de Kidal est la huitième selon le découpage administratif du Mali. Située à la lisière du désert saharien, elle s’étend sur 260 000 km2 et recouvre principalement le massif de l’Adrar des Ifoghas, d’où son nom de cité des Ifoghas ; sa capitale est la ville de Kidal. A la quête de l’ombre des palmeraies, les tribus touarègues Kel Adagh qui la composent essentiellement, vivent en nomades entre les oasis et les oueds. D’une population estimée à 42 386 habitants en 2012, on y trouve en majorité les Kel Tamacheq, ethnie nomade d’origine berbère, les Bella, les Songhay et quelques Arabes. C’est le principal centre du Tifinagh, une des plus anciennes écritures en Afrique subsaharienne dont on trouve des variantes dans tout le Sahara. Les Touaregs, appelés hommes bleus, sont les maîtres dans ce désert au nord du Mali. Avec une richesse archéologique, lithique et minéralogique, Kidal, à travers quelques sites touristiques et son artisanat, donne à voir les gravures rupestres de l’Adrar datant du Moyen-Age, le site d’Asselar (lieu où fut découvert l’un des ancêtres de l’humanité), etc. L’artisanat, riche et varié, se caractérise par les bijoux d’argent, les sacs en cuir et en laine et le légendaire sabre arabe ; on y découvre également la tente touareg qui fait la fierté des populations de cette partie du Mali. Sur le plan des arts, cette région du nord-Mali est le berceau d’un groupe musical de renommée internationale appelé les Tinariwen. Comme manifestation culturelle on y retrouvait, avant la fâcheuse circonstance, chaque année, à Essouk, le réputé festival du désert. Promptement donc que les différents protagonistes de cette malheureuse situation trouvent une solution pacifique pour permettre aux nombreux amoureux des arts et de la culture à travers le monde de fouler à nouveau cette localité.

Jérôme William Bationo

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