7 juin 2013

Nuit de l'indigo



Une valorisation du savoir faire traditionnel

Après quatre (04) éditions tenues à Cotonou, au Bénin, la 5ème édition de la nuit de l’indigo s'est tenue à Ouagadougou le vendredi 08 février 2013. La promotrice de l’évènement à rencontrer la presse et ses partenaires le lundi 04 février 2013 pour plus de détails sur cette activité qui se délocalise pour la première fois au Burkina Faso.

C’est autour d’une exposition tout de bleu coloré que Nadia Adanlé, initiatrice de la Nuit de l’indigo a rencontré les hommes de média, amis et partenaires pour partager les raisons de cette passion pour cet art traditionnel de la teinture qu’est l’indigo. La Nuit de l’indigo est une activité initiée en décembre 2007 et se présente comme un cadre d’expression de la femme et de la valorisation de ce tissu indigo connu à travers toutes les cultures en Afrique. Cet évènement se veut également une opportunité de préserver l’authenticité liée à cette étoffe qui doit encore traverser des générations, à fait savoir madame Adanlé. « Le travail de l’indigo tend à disparaitre pour donner place à des utilisations de produits chimiques et cela est à déplorer », a t-elle fait savoir. Cette activité qui veut valoriser le travail de la femme se donne principalement pour objectif de contribuer à l’essor de l’autre moitié du ciel. Pour la première fois, en cinq éditions dont les quatre autres se sont tenues à Cotonou (Benin), la Nuit de l’indigo s'est tenue à Ouagadougou avec  plusieurs articulations. Tout d’abord, une exposition de gadgets et d’objets utilitaires fabriqués à partir de l’indigo, du 05 au 11 février 2013 à la Résidence la Palmeraie, qui a fait l’ouverture des festivités. Cette présentation a donné alors suite à une grande soirée le 08 février 2013 qui s'est consacrée au savoir faire vestimentaire à partir de l’indigo à travers un grand défilé de mode. En sus du défilé exclusivement réservé à la tenue d’indigo, la soirée de cette 5ème édition parrainée par Djamila Cabral, Représentante résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), devait permettre aussi de collecter des fonds pour venir en aide à des filles-mères et femmes en difficultés. C’est en ce sens que la marraine dira que l’OMS soutien toute œuvre qui tend à la promotion des valeurs humaines et de telles initiatives sont à saluer. Notons que la promotrice, cadre d’une institution internationale, en dehors de ses activités professionnelles s’affiche comme une réelle protectrice des arts traditionnels.

Jérôme William Bationo


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