31 janv. 2014

Burkinacahierculture: Plus de 2000 visiteurs en 7 mois

Votre blog Burkina Cahier Culture à enregistré à ce jour plus de 2000 visiteurs.

Créée en octobre 2012, mais n'ayant pas pu être alimenté comme il se devait, votre vitrine de la culture burkinabè a réussi à attirer une petite attention des internautes avec à ce jour plus de 2000 visiteurs en 7 mois d'activités.

Il faut noter que ces visiteurs viennent du Burkina Faso et du reste du monde. Burkina Cahier Culture aura également permis à des artistes d'être contacté à travers le monde grâce à nos publications. Des mérites qui vous reviennent à tous. Merci à tous ceux qui ont visité un jour cette plateforme.

L'administrateur

21 janv. 2014

"D'Ici" à Kall


Quand images et textes se rejoignent dans une unité dialectique
«D’Ici» est une collaboration artistique allemande entre un poète et un plasticien, ayant conduit à la production d’un livre ; les artistes sont au Burkina pour la présentation de ce projet. C’était le vendredi 17 janvier 2014, à travers une soirée d’illustration et de lecture, au Goethe Institut de Ouagadougou.

Entre écrits et belles illustrations, le tout orchestré entre Kall dans la région de l’Eifel en Allemagne de l’Ouest et Wemtinga à Ouagadougou, «D’Ici» est un projet artistique commun d’Andreas Erb, plasticien, et de Norbert Scheuer, écrivain. A travers des photos et des techniques de peinture, le plasticien établit avec ses collages une relation entre le Kall littéraire de l’écrivain et l’Eifel comme endroit réel ; en plus, il fait référence à d’autres localités du monde, notamment Wemtinga à Ouagadougou, par l’intégration d’autres images et matériaux. Comment un texte et des images peuvent se rejoindre dans une unité dialectique ? C’est la question donc à laquelle essaie de répondre cette production. Ainsi, Andreas Erb et Norbert Scheuer créent des œuvres qui se lisent aussi complètement qu’indépendamment les unes des autres, mais émeuvent par la nécessité de partager le même support, «D’Ici», un livre. La soirée qui a été consacrée à la présentation du document a été concomitamment animée par la lecture de quelques extraits de l’ouvrage et la présentation des illustrations qui, d’ailleurs, trônent toujours sur les murs du Goethe Institut pour le bonheur des visiteurs. De la traduction de la langue allemande au français par Martine Rémon, on peut se délecter de quelques beaux passages : «Les nervures d’une feuille d’érable, ombre et lumière, révélées par une goutte de pluie. Le souvenir d’une piqûre d’insecte, des traces argentées d’une limace, la première dorure sèche annonçant l’automne».
A la suite du vernissage «D’Ici», quelques artistes plasticiens et des écrivains ont été invités pendant une semaine à un atelier visant à établir une discussion sur l’idée, mais aussi sur les techniques appliquées dans l’œuvre. Comment les différentes disciplines d’art peuvent-elles se rejoindre ? Telle était la véritable interrogation de ces rencontres. Il faut dire que «D’Ici» augure d’une nouvelle forme de création aussi bien pour nos écrivains que nos artistes.
Jérôme William Bationo



Norbert Scheuer
 Né à Prüm (Eifel) et ayant grandi à Birresborn et à Keldenich dans l’Eifel, il vit à Kall. Après une formation comme électricien, il a étudié la physique, la philosophie, la sociologie, la pédagogie et l’histoire de l’art à Hagen, Bonn et Düsseldorf. Il travaille de nos jours comme ingénieur et écrit des poèmes et des romans. Pour ses écrits, il a reçu plusieurs prix ; entre autres, le Prix de la chaîne de télé 3Sat dans le cadre du concours d’Ingeborg-Bachmann en 2006 et le prix de la littérature de Düsseldorf en 2010. Pour son roman Überm Rauschen (Au-dessus du grésillement), il  a été sur la short list pour le Prix de livre de l’Allemagne (Deutscher Buchpreis) en 2009.


 
Andreas Erb
Il est né à Baden-Baden et a grandi à Madagascar et à l’île de la Réunion. Il a étudié la Germanistique, la criminologie et la philosophie de droit à Fribourg (Allemagne) et à Toulouse (France). Actuellement il travaille à l’université de Duisburg-Essen au département de la littérature allemande. Depuis 1994 il expose dans plusieurs sites en groupe ou individuellement.

13 janv. 2014

Les artistes Burkinabè retenus pour le MASA 2014


Onze(11) places pour le Burkina Faso

Prévu pour se tenir du 1er au 8 mars prochain en Côte d’Ivoire, le Marché des arts du spectacle africain (MASA) 2014 à travers son comité d’organisation a rendu public, le vendredi 10 janvier 2014, la liste des groupes et artistes retenus pour cette 8e édition. Sur plusieurs dossiers de candidature envoyés le Burkina Faso s’en tire avec 11 places de participation.

 

C’est un communiqué daté du 6 janvier 2014 et signé du Professeur Yacouba Konaté qui a rendu public la liste des heureux retenus pour la 8e édition du Marché des arts du spectacle africain (MASA). En effet, du  9  au  14  décembre  2013,  le  Comité  artistique  international  du  MASA  a  tenu  sa  2e  réunion technique. Il  a  analysé  491  dossiers  de  candidatures  parvenus  au  siège  du  MASA  selon  l’une  des  modalités suivantes : via le site internet, par dépôt physique ou par la poste. Les candidatures relevant des pays tels l’Allemagne, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Brésil, le Burkina Faso, le Burundi, le Bénin, le Cameroun, le Cap-Vert, le Canada, la Centrafrique, le Congo Brazzaville, la Côte d’Ivoire, la France, le Gabon, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, Israël, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Kenya, le Togo, l’Ouganda, le Maroc, la Mozambique, le Rwanda, Sao-Tomé, le Sénégal, la Tunisie, les USA... A l’issue de ses travaux, le Comité artistique international a arrêté la liste des groupes sélectionnés qui se présente comme suit : 23 groupes en Musique, 20 en Danse, 14 en Théâtre, 3 en Conte, 2 en Humour, 1 en Art de la rue. Au  total,   63  groupes  représentant  486  artistes  dont  114  résidant  en  Côte  d’Ivoire  sont  inscrits dans la sélection officielle. Le Burkina Faso se retrouve à la deuxième place des pays sélectionnés, derrière le pays hôte, avec 11 places de participations.

 

Liste officielle des groupes ou artistes sélectionnés

Musique : Alif Naaba

Troupes de danses :

-          Compagnie mouvements perpétuels

-          Compagnie Tamadia

-          Compagnie Téguerer Danse

-          Compagnie Serge Aimé Coulibaly

-          Compagnie Samba

Conte : KPG

Humour : Cercle des arts vivants

Projet mixte : Hassane K. Kouyaté (France, Burkina Faso, Mali)

Théâtre :

-          Compagnie Déssir Collectif

-          Compagnie CITO

                                                                 Jérôme William Bationo

9 janv. 2014

"Sous le manteau islamique" de Mariam Ibrahim


Le « Djihad » d’un pinceau engagé

Originaire de Gao, un des bastions des mouvements islamistes de 2012 au Nord-Mali, Mariam Ibrahim Maiga est une artiste plasticienne. Venue au Burkina Faso en fin d’année 2013, dans le cadre d’une activité de l’Association internationale des plasticiennes d’Afrique sub-saharienne (AIPASS), elle dénonce à travers deux toiles intitulées « Sous le manteau islamique » les exactions commises par les différents mouvements durant de longs mois lors de la crise malienne.

 

Née en décembre 1986 à Gao (Nord-Mali) de parents songhaï, Mariam Ibrahim Maiga fait partie de cette nouvelle génération d’artistes plasticiennes africaines. Attirée très tôt par l’art contemporain, elle intègre dès 2007 le Conservatoire des arts et métiers Balla Fasséké Kouyaté dans la filière arts plastiques d’où elle sort munie d’un DESS. « Pour moi être plasticienne c’est embrasser l’art plastique sous toutes ses formes ; c’est pourquoi je fais la peinture, la vidéo, l’illustration et la photo », dit-elle. Ses deux œuvres qu’elle a présentées au public, à travers l’exposition de l’Association internationale des plasticiennes d’Afrique sub-saharienne (AIPASS), sont le fruit d’une résidence de création d’une semaine à Ouagadougou sur le thème « Regard de femmes ». Utilisant essentiellement de l’eau, de l’acrylique et du vernis dans ses productions, sur de la toile, dans un style figuratif, elle fait une caricature d’hommes en turban représentant des « djihadistes » qui, selon elle, se cachent sous un « manteau islamique » pour commettre des exactions dans la société et particulièrement sur les femmes avec pour conséquences de nombreux orphelins. Dans une mosaïque de formes, elle gribouille des signes, « insensés » comme elle le dit, qui sortent de la bouche de ces hommes et symbolisent cette tentative de modification des lois islamiques. Sur les deux tableaux de 100 sur 80cm, peintes en couleurs sombres où domine spécifiquement le noir, à travers des scènes de lapidations, des mains coupées, etc., Mariam Ibrahim dépeint la situation chaotique à laquelle ont été exposées de nombreuses populations par les groupes islamistes. Dans une forme d’expressionnisme, elle crie ses sentiments contre ces « terroristes » qui viennent, partout dans le monde, sous le manteau islamique pour commettre des crimes. « Ils se présentent comme des musulmans et disent vouloir défendre la cause de l’islam pendant que leurs actes sont à l’encontre de ce que dit le saint Coran. La charia est une loi divine et Dieu n’a nullement besoin d’homme pour la défendre », s’écrit-t-elle. Jeune artiste engagée, avec son pinceau, elle compte partir en « Djihad » avec son art pour une société plus libre. Quand une plasticienne va en guerre… sommes-nous tenté de dire. Outre ses activités de peintre, elle s’évertue également dans l’illustration de documents pour enfants. « L’art c’est ma vie », conclut-elle.



Jérôme William Bationo

 

Journées de promotion des industries culturelles et créatives



Médias et acteurs culturelles s’accordent…

Deux jours de colloque pour discuter de l’apport des médias dans la promotion de la culture burkinabè. Les 26 et 27 décembre 2013 ont en effet été consacrés aux journées de promotion des industries culturelles et créatives (JP-ICC) initiées, pour la première fois, par le ministère de la Culture et du Tourisme (MCT) à travers la Direction de la promotion des industries culturelles et créatives (DPICC). Echanges directs entre différents acteurs devaient en effet accoucher de pistes de solutions pour une meilleure promotion des industries culturelles.

 

La culture, secteur prioritaire au Burkina Faso ? Et pourtant le ministère en charge de la Culture est vraisemblablement le moins loti dans le budget de l’Etat. Des récriminations du genre «notre ministère est pauvre» sont tout le temps débitées et par le personnel dudit département et par les autres acteurs du secteur. Mais qui a dit que la culture ne fait pas rentrer des devises ? Dans un article paru dans La Tribune, un site d’information français, il est écrit : «La culture contribue 7 fois plus au PIB français que l’industrie automobile avec 57, 8 milliards d’euros de valeur ajoutée par an. Son coût total pour la collectivité approche 21,5 milliards d’euros». Qu’en est-il du Burkina Faso ? Selon le résumé de la Stratégie nationale de développement des industries culturelles et créatives (SND-ICC), du fait de son caractère transversal dans les secteurs de l’économie, la culture est un important facteur de dynamisation de l’économie nationale à travers sa participation à la création de revenus et d’emplois, ainsi qu’à l’entrée de devises.

La culture fait de nouveaux riches au Burkina Faso

«La contribution du secteur de la culture à la formation du revenu national est réelle. En 2009, la valeur ajoutée dégagée par les filières culturelles est estimée à 79,667 milliards de FCFA, soit 2,02% du PIB, réalisée au cours de ladite période», indique la SND-ICC. Les choses sont dites : la culture rapporte au pays, pas seulement de l’argent, mais aussi de l’emploi. Les entreprises culturelles emploient un nombre relativement important de personnes. 164 592 personnes, représentant 1,78% des actifs occupés en 2009 ont un emploi dans le domaine de la culture. En 2011, les importations de produits culturels atteignent 143 milliards de FCFA, en croissance de 6,4% par rapport à 2010. Cette valeur représente 8,2% de la valeur totale des importations officielles de biens au Burkina Faso la même année. En plus des enjeux économiques, le secteur comporte des aspects sociaux non négligeables, notamment la cohésion sociale et la paix, l’éducation à la citoyenneté et la régulation sociale.  C’est à ce titre que le Burkina Faso s’est doté de la Politique nationale de la culture (PNC) dont l’objectif vise à fonder l’avenir de la nation sur les valeurs et les réalités endogènes. «Elle propose de promouvoir le patrimoine culturel et la créativité artistique afin d’accroître la richesse nationale et de contribuer au rayonnement du Burkina Faso».

Les JP-ICC n’accoucheront-elles pas d’une souris ?

Boukary Ouédraogo, DPICC
Nombreux sont les défis qui minent le milieu. Au cours des JP-ICC, des stratégies ont été identifiées pour relever le défi de la structuration et du développement de l’économie de la culture. Il s’agit de la consolidation de la gouvernance et du climat des affaires culturelles, du renforcement des capacités productives des entreprises culturelles, de la dynamisation des outils de mise en marché et de l’amélioration de l’accès au financement. Le gros lot des propositions entrant dans le cadre de la promotion par les médias reviendra aux organes publics. Cependant, même si le ministre Baba Hama a promis de faire le point au gouvernement, il faut regretter l’absence des premiers responsables du ministère de la Communication à ces journées. Pour ce qui concerne le renforcement des capacités au sein de la presse de façon générale, au sortir de ces journées, les communicateurs et journalistes culturels pourraient se voir inviter à des formations sur des modules tels que la connaissance de la culture burkinabè ; les clés de lecture artistique et culturelle ; la familiarisation avec les outils et la chaîne de production culturelle  et sur des rappels quant à la déontologie mais aussi sur le traitement de l’information culturelle. Boukary Ouédraogo, directeur de la promotion des industries culturelles, et son équipe auront eu le mérite d’organiser un tel cadre d’échanges entre les acteurs, mais il faut pousser encore plus loin les initiatives et la réflexion afin d’insuffler réellement un vent nouveau au secteur de la culture. Nous y gagnerons tous.

Jérôme William Bationo

Lassané Ouédraogo

27 déc. 2013

Exposition collective d'art contemporain



Y’Artecre présente « Convergences – Divergences »

Les artistes plasticiens réunis autour du collectif Y’Artecre Faso organisent du 20 décembre 2013 au 20 janvier 2014 une exposition d’œuvres en peinture, sculpture, photographie, design et graffiti. L’évènement qui se tient à la maison du Peuple et au Palais de la Culture Jean-Pierre Guingané à Ouagadougou est suivi d’échanges.

 

Comprendre la manière de travailler des artistes plasticiens et les matériaux utilisés, c’est l’esprit dans lequel s’est lancée l’association Y’Artecre Faso à travers son exposition collective d’art contemporain dénommée “Convergences - divergences“. Du 20 décembre 2013 au 20 janvier 2014, il est donné à voir à la maison du Peuple et au Palais de la Culture Jean-Pierre Guingané de la peinture, de la sculpture, du design, des dessins et de la photographie. 47 artistes de ces différentes disciplines exposent leurs œuvres pour le bonheur des populations. Au compte de ceux-ci, on retrouve le designer Hassane Dao, le sculpteur Vincent de Paul Zoungrana, le peintre Bernardin Bationo ou encore le sculpteur Siriki Ky, par ailleurs président de ladite association. Selon ce dernier, il s’agit de promouvoir les arts plastiques en général et les artistes en particulier, surtout la frange jeune car c’est à elle que sera remis le flambeau de la relève.  «Nous avons conçu cette exposition pour mettre en symbiose les œuvres des artistes burkinabè dans un souci d’échanges et de dialogues sur les convergences et les divergences dans la manière de travailler. C’est pour permettre à chacun d’entre nous d’apprendre de l’autre », a fait savoir l’artiste peintre Christophe Sawadogo, secrétaire général de Y’Artecre. Les visiteurs auront donc droit, durant tout le temps que va prendre cette exposition, de comprendre l’esprit dans lequel les œuvres ont été travaillées et de se faire une nette idée des créations.

Et l’art composite dans tout ça ?

On se souvient encore du débat soulevé par un collectif dont est partie prenante Y’Artecre Faso. A une lettre adressée au ministre de la Culture et du Tourisme et parue dans les colonnes de l’Obs. Dim, le collectif s’insurgeait contre cette discipline nouvelle qui, selon elle, n’était pas en phase avec le monde des arts plastiques. «Nous ne sommes pas concernés par ces concepts. L’art composite est inventé en dehors de notre contexte d’évolution car nous ne comprenons pas les tenants et les aboutissants de cette forme d’art », rechigne Christophe Sawadogo. Les adeptes de ce nouveau courant qu’est l’art composite devraient partir sur des fondamentaux aussi bien techniques qu’éthiques. A l’image du cubisme, initié par Georges Braque et Pablo Picasso au début du XXe siècle en France, ou du vowou-vowou ivoirien au milieu des années 80, les partisans de l’art composite doivent se baser sur des recherches d’expressivité. « Nous attendons qu’on nous montre un concept ou un fond sur lequel on peut se baser pour travailler ; on ne peut pas adopter une doctrine ou un mouvement artistique quand on ne comprend pas ce qui le couvre », a fait toujours savoir le secrétaire général de Y’Artecre. Dans l’attente d’une réponse de leur ministère de tutelle, les artistes appellent à venir découvrir leurs œuvres et sont optimistes quant à la suite qui sera donnée à leur lettre, « dans le dialogue » disent-ils.

Jérôme William Bationo

Lassané Ouédraogo

" Femme consciente " de Stelbee


Une étoile est née

S’il y a bien un évènement qui ne pouvait passer inaperçu en cette fin d’année 2013, c’est bien la venue sur le marché discographique de « Femme consciente », le nouveau né de Stelbee. Sortie sous le label DisqueKoné, une des grosses maisons de production africaine, cette œuvre a été présentée le vendredi 20 décembre 2013 à la presse à Ouagadougou.

 

Elle a été annoncée il y a de cela quelques mois ; c’est désormais chose faite : Stelbee, la nouvelle recrue du dinosaure du show-biz africain, Dodo Koné, est sur le marché de la musique avec un nouvel opus. « Femme consciente », un maxi single de 4 titres, ira désormais à la conquête du monde après cette présentation officielle le vendredi 20 décembre 2013. Une cérémonie au cours de laquelle l’artiste a gratifié les journalistes et les mélomanes d’une belle prestation live. Chantée en français, en anglais et dans plusieurs langues du continent, notamment le swahili, cette trouvaille qui s’inscrit dans le registre World musique, est un mélange de rythmes urbains à la sauce africaine. « Femme consciente », « Mama Africa », « Without you », « No one knows » sont autant de titres aussi riches que variés ; d’un appel de la communauté féminine à une interpellation pour un retour aux sources, l’artiste chante essentiellement l’amour. Après Alpha Blondy, Aïcha Koné, Ismaël Isaac et Barbara Kanam, Stelbee est la 5e artiste qui a frappé dans l’œil de l’actuel Directeur général du Palais de la culture d’Abidjan, Dodo Koné. Diplômée du CESAG, actuellement consultante en performance opérationnelle, en plus de son bagage intellectuel, la chanteuse a un talent artistique indéniable. Cette entrée dans le gotha de la musique lui ouvre donc une carrière certaine et prometteuse. « En cinq ans je ferai d’elle une artiste à l’échelle internationale », a d’ailleurs promis le producteur, Dodo Koné. A la suite d’un passage dans certains points chauds de Ouagadougou le week-end, où l’artiste a fait sensation, un grand planning est en train d’être peaufiné pour un grand éclat. L’honneur sera fait à ses compatriotes qui auront la primeur au Burkina Faso avec trois grands concerts à Ouaga, à Bobo et à Koudougou d’ici la fin de l’année 2014.

Jérôme William Bationo

23 déc. 2013

Quand les arts plastiques se conjuguent au féminin

« Regards de femme » de l’AIPASS

Regroupées au sein de l’Association internationale des plasticiennes d’Afrique Sub-saharienne (AIPASS), des artistes de plusieurs pays séjournent depuis quelques semaines au Burkina Faso. Tout d’abord en résidence de créations, elles ont propose le fruit de leur travail à la résidence Palmeraie de Ouagadougou. Un vernissage qui a consacré le lancement de cette exposition a eu lieu le lundi 16 décembre 2013.

 
 Pour la deuxième fois, les arts plastiques s’expriment au féminin dans la capitale burkinabè. A la suite de la 1e édition en 2009, qui avait permis la naissance de l’Association internationale des plasticiennes d’Afrique Sub-saharienne (AIPASS), dirigée par Ahoua Yaméogo, Ouagadougou reçoit une fois encore un collectif de plasticiennes. Venues de 9 pays d’Afrique de l’Ouest, les femmes artistes convergent leurs talents cette année autour de « Regards de femme », thème consacré à la présente édition. Soutenue par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), cette activité réunit cette année des artistes de cet espace et du Ghana. « C’est une quête de bien-être et de création artistique pour apporter notre modeste pierre à l’intégration sous-régionale », indiquera Ahoua Yaméogo, la présidente de l’AIPASS. En résidence de création depuis le 3 décembre 2013, ces amazones de la peinture ont proposé à la soirée de vernissage des œuvres de différents styles avec divers matériaux (acrylique, peinture à huile, tissus, etc). De la Guinée Bissau au Niger, elles ont surtout exprimé le vécu de la femme dans les différents pays à travers leurs créations.
La représentante du Mali, Mariam Ibrahim Maiga, n’a d’ailleurs pas manqué d’interpeller sur la situation au nord de son pays avec ses œuvres

« Sous le manteau islamique ».
Gérard Tognimassou, le représentant du président de la Commission de l’UEMOA, dans son message, a expliqué la nécessité pour leur institution de soutenir une telle activité culturelle qui contribue à l’intégration des peuples ; il a d’ailleurs promis d’œuvrer à pérenniser cette activité en faisant d’elle une biennale. Du reste, la relève n’a pas été oubliée ; 11 jeunes filles de milieu défavorisé ont été initiées à la technique de la peinture. Un tableau issu de leur apprentissage est en vente aux enchères pour leur accompagnement social.
Jérôme William Bationo

17 déc. 2013

Exposition des " Cheminements" de Catherine Baum


La relation du parcours d’une vie





Artiste plasticienne d’origine belge, mais résidant au Burkina Faso depuis plus de vingt cinq ans, Catherine Baum fait partie de ces artistes peintres qui, au-delà de proposer des œuvres au public, sont dans une démarche spirituelle. Depuis quelques jours elle propose ses dernières créations, fruit de trois années de travail. C’est l’espace Grand Calao, sur la route de Saponé, qui a reçu le vernissage de cette nouvelle production le jeudi 12 décembre 2013.

 

« Cheminements » peut se traduire comme le parcours ou les chemins que l’on peut prendre dans la vie, c’est-à-dire le cheminement extérieur du quotidien et celui intérieur de l’âme ou de l’esprit vers la sagesse. Inspirée du Yoga et des méditations, la peinture de Catherine Baum va plus loin que celle de présenter des œuvres ; c’est une démarche spirituelle, dit-elle. « Je traduis ce que je vois et ce que je vis à travers mes peintures ». Utilisant essentiellement du brou de noix, couleur de la terre, sur du papier et la peinture à huile sur de la toile, l’artiste travaille sur les rapports entre l’homme et la nature. En se référant à l’art japonais, elle essaie de mettre le moins de détails possible. « On peut exprimer beaucoup de choses juste avec un trait et un point ». Avec un accent sur peu de couleurs, elle va à l’essentiel dans ses formes et dans ses couleurs. Baum, qui veut dire arbre en allemand et lié à elle-même, comme elle s’amuse à le signifier, dans ses créations, entremêle paysages et personnages pour exprimer des pensées et des sensations.
 
« Cheminements », d’un expressionnisme parfois figuratif mais souvent abstrait, mieux qu’une démarche intérieure de l’artiste, se veut également une interpellation sur la dégradation de la nature. Au nombre de vingt cinq tableaux travaillés sur une période de trois années, Catherine Baum avec cette exposition invite à la découverte d’une autre facette des arts plastiques.

 
Jérôme William Bationo

9 déc. 2013

"Hyacinthe Ouattara dans l'arène"



Panorama de 3 ans de travail d’un expressionniste

A la suite de son « train-train quotidien » à l’occasion du Carrefour international des arts plastiques, voici « Hyacinthe Ouattara dans l’arène », une nouvelle exposition qui attend les amoureux des arts plastiques jusqu’au 4 janvier 2014 à l’Institut français de Ouagadougou. Cette création, dont le vernissage a eu lieu le vendredi 6 décembre 2013, est un panorama de trois années de travail que l’artiste présente.

 

« Le premier mérite d’un tableau est d’être une fête pour l’œil », disait Eugène Delacroix. Le vernissage de « Hyacinthe Ouattara dans l’arène » devait ainsi être un moment de grande réjouissance pour les innombrables yeux qui ont fait le déplacement de l’Institut français pour découvrir cette nouvelle exposition. Plusieurs œuvres de diverses tailles pour différents matériaux utilisés, cette production est le fruit de trois années de labeur. Cherchant plutôt  à exprimer ses émotions et ses sentiments qu’à décrire objectivement la nature, l’artiste plasticien aux multiples facettes, Hyacinthe Ouattara, dans sa création, est à la recherche d’une thérapie. « J’exprime ma personne à travers cette exposition ; quand je ne suis pas bien, je crée ; et quand je crée, je suis bien », dit-il. Peindre afin d’échapper aux angoisses, aux tourments de la vie, du bout de son pinceau il  conçoit des personnages qui portent des états d’âme, déballant de cette manière une forme d’expressionnisme basée sur des formes primitives, humaines, souvent fantomatiques.
Avec des couleurs assez vives, parfois sombres, sur de la toile ou sur du papier, Hyacinthe se libère du joug de son passé, notamment d’une enfance difficile, a-t-il fait savoir. « Hyacinthe Ouattara dans l’arène » est une occasion singulière offerte de voir au même endroit plusieurs années de travail du plasticien. La soirée de vernissage qui lui a été consacrée, outre la performance proposée par l’artiste, a été une occasion pour Marine Leloup, directrice de l’institut, de rendre hommage au Madiba, décédé la veille. Comme l’a dit Pablo Picasso, « un tableau ne vit que par celui qui le regarde » ; le public est donc attendu pour donner plus de vie à cette exposition.

Jérôme William Bationo

 

2 déc. 2013

Visiter le Burkina en restant sur sa chaise


« Suivez le guide »


Sur les 13 régions du pays, « Suivez le guide » est une série documentaire qui se positionne comme une vitrine à travers le monde sur les potentialités touristiques du Burkina Faso. Projet piloté par le réalisateur Pierre Laba, cette production, qui sera diffusée sur la chaîne nationale et sur bien d’autres à travers le monde, a vu son lancement officiel le jeudi 21 novembre 2013 à Ouagadougou.

 

Le réalisateur (à g.) en compagnie du ministre de la Culture
et du Tourisme, Baba Hama

Série de 52 séquences de 26 minutes chacune réalisées à travers les 13 régions du Burkina Faso, « Suivez le guide » est une production qui ambitionne faire du pays des Hommes intègres la « destination à ne pas manquer ». En voyageant à travers l’histoire de chaque localité avant de présenter ses points d’attraction touristique, Pierre Laba et son équipe de production font une ouverture de notre pays sur le monde. Le tourisme est une activité idéale pour diversifier les ressources économiques d’une nation, car il permet de valoriser son patrimoine environnemental et culturel, tout en développant de nouvelles dynamiques d’investissements, propices à l’emploi et à la stabilité sociale. Avec ses différents types de tourisme : culturel, religieux, écologique, sportif et d’affaires, le Burkina Faso a une place privilégiée à prendre dans le paysage touristique africain et international. C’est en cela que « Suivez le guide » sera une « boussole qui orientera le pas des touristes » qui fouleront le sol du Faso, a expliqué dans son adresse le patron de la cérémonie, Soungalo Ouattara, président de l’Assemblée nationale.
Cette production permettra, à n’en pas douter, de découvrir et de visiter le Burkina Faso sans visa, précise pour sa part le ministre de la Culture et du Tourisme, Baba Hama, qui félicite d’ailleurs la synergie d’actions public-privé qui a permis cette réalisation. Ayant bénéficié du soutien de plusieurs structures hôtelières de la place, Pierre Laba a décidé d’être « l’ambassadeur de l’Afrique, avec tout d’abord cette envie de montrer la beauté du pays des Hommes intègres ». Les diffusions de cette série débuteront dès le mois de décembre et se feront les premiers mercredi et dimanche du mois sur la chaîne nationale.

 

Jérôme William Bationo

26 nov. 2013

Carrefour des arts plastiques


Hyacinthe Ouattara propose son « train-train quotidien »

Dans le cadre de la 3e édition du Carrefour international des arts plastiques, Hyacinthe Ouattara expose son « train-train quotidien » à Ouagadougou. Une installation exposée sur plusieurs mètres et inspirée d’un voyage au Ghana, selon l’artiste. Après une visite de cette exposition et un bref entretien avec l’auteur le mardi 19 novembre 2013, nous nous permettons d’y apporter un regard critique.

 



« Train- train quotidien » est une installation atypique qui relate une rencontre d’un artiste avec une ville. Un mariage ou un désamour ? L’œuvre de celui-ci en dit davantage. Entre la pollution sonore très marquée, la variété colorée et le caractère opaque de cette exposition, Hyacinthe Ouattara essaie de reconstituer avec des toiles et autres matériaux, sur une quinzaine de mètres, avec des sons, une cité qu’il a découverte et qui a bercé et/ou agité ses nuits durant plusieurs mois. La genèse de cette exposition est à retrouver dans un voyage qu’il a effectué au Ghana. « J’ai été frappé par la densité du trafic urbain et surtout le vacarme dans cette ville d’Accra ; c’est ainsi qu’en tant que plasticien l’idée est née », dit-il.  « Train-train quotidien » est le produit d’une rencontre poétique ou colérique entre l’artiste et cette cité. Dans cette production, avec une  mosaïque de couleurs et de formes peintes sur de grandes toiles, il fait ressortir les différentes infrastructures mais aussi le relief d’une ville en proie à une dynamique de choc où sons et colorations rivalisent. Les innombrables « trotro », mini-bus servant à relier les différents quartiers représentés par l’artiste, reflètent ici donc le vécu quotidien d’une ville très bruyante, qu’il matérialise d’ailleurs à travers des sons montés, qui ont été enregistrés dans plusieurs lieux (églises, rues, mini-bus, etc.), et qui tournent en boucle sur plus de dix minutes. L’insalubrité de certains lieux est marquée par des chutes que l’artiste a soigneusement choisies et disposées dans son installation. C’est le message que dégage la ville d’Accra qui a conduit à cette création, peut-on comprendre. Une installation colorée avec beaucoup de suspensions qui expriment également l’équilibre et le déséquilibre qui peuvent émaner de cette cité.
On est emporté par la vague de la densité, du vacarme et du trafic urbain, matérialisé ici par la présence très remarquée de la coloration, des effets de suspension, des effets sonores et de l’ensemble des représentations de cette ville qui traduisent le « train-train quotidien » de Hyacinthe. Une inspiration de longue date, mais le fruit d’un travail de cinq jours, révèle l’artiste. Invitation est lancée aux amoureux de ces arts à aller découvrir cette installation qui en dit long à l’espace culturel Daba.



Jérôme William Bationo

9 nov. 2013

Poro awards: Les premiers instants de Greg, meilleur espoir africain

Tout est bien qui fini bien!


Le verdict du jury des Poro awards était sans equivoque, Greg le Burkimbila est lauréat du Poro du meilleur espoir masculin. Un grand soulagement pour l'artiste et son staff, et une nouvelle consécration pour le Burkina Faso. En recevant ce prix l'artiste a tenu à rendre hommage à tous les mélomanes et particulièrement au peuple burkinabè qui le soutien depuis la sortie de son album et qui l'a accompagné durant cette belle et nouvelle aventure. Un grand "barka" à tous les Burkimbi!!
 
 

Meilleur espoir masculin























Fair play, avec les Dooble du Ghana



En compagnie des premiers compatriotes dans les loges


 
 
 
 
Une belle prestation pour dire merci au public present

 L'animateur charmant de la soirée
 

8 nov. 2013

Poro awards : Quelles sont les chances de Greg ?


Poro awards : Quelles sont les chances de Greg ?

 
Nominé dans la catégorie Poro du meilleur espoir masculin, les mélomanes burkinabè n’ont ménagé aucun effort à apporter leurs voix à Greg le Burkimbila. S’il s’en sort avec la première place des votes qui comptent pour 30%, cependant le dernier mot revient au jury qui décident à 70% et qui devrait statuer dans les heures qui suivent. Rien n’est donc joué d’avance même si, une fois de plus, les Burkinabè et fans de l’artiste ont joué leur partition. Aux côtés de Fuse ODG, Serges Beynaud et du groupe Dooble, et avec des critères que certainement le grand public ne maitrise pas, il faudra encore croiser les doigts pour Greg. Serges Beynaud, même s’il n’a pas la faveur des votes, joui d’une certaine notoriété et joue « le match » à domicile ; Fuse ODG et son Azonto ne sont plus à présenter après avoir fait le tour du monde, le groupe Dooble avec son morceau fétiche qui a fait quelques hits au Ghana l’année dernière, présent à Abidjan actuellement, se montre très confiant. En revanche, notons avec amertume que même si le Burkimbila fait salle comble au Faso, il n’est pas assez connu en terre ivoirienne, pour preuve un membre du jury aurait même demandé qui était-il vraiment, car ne le connaissant nullement pas. Côté vidéogramme la balance est encore moins de son bord. Cependant le représentant burkinabè a de grosses cartes en main qui, sans doute, pourrait le propulser à la tête du classement. L’orchestration des rythmes et sons, les thèmes abordés et l’originalité de l’artiste, il faut le noter pour son genre musical, peuvent être d’énormes atouts pour le « chouchou » burkinabè. Commis à cette tâche pour les départager le président du jury, Fousséni Traoré reconnait d’emblée que le travail sera ardue pour les différentes catégories. Quel qu’en soit le résultat, Greg aura eu le mérite d’être nominé au Poro awards, avec son coup d’essai qui est un coup de maître. En attendant, vivement qu’à la suite de vos votes que vos prières l’accompagnent.
 

Jérôme William Bationo

 

N.B. L’auteur de ces écrits n’est aucunement critique de musique mais un simple amoureux la musique qui donne ses appréciations.

6 nov. 2013

Les artistes burkinabè et le Festival des musiques du monde d'Abidjan!



Un mariage avec Dodo Koné?

 

On se rappelle de la première édition du Festival des musiques du monde d'Abidjan (Abidjan World music festival), tenue en mai 2012, où le Burkina Faso avait été fortement représenté dans les différents domaines de la filière musique. La deuxième édition qui se tiendra du 7 au 9 novembre 2013, malgré une situation conjoncturelle mondiale, connaîtra une fois de plus la présence d’acteurs culturels du Faso aux bords de la lagune Ebrié. Un mariage entre la musique burkinabè et Dodo Koné, promoteur du festival, est-il désormais scellé ?

 
 


 

Encore des représentants du Burkina Faso invité officiellement au Festival des musiques du monde d’Abidjan. Une place de choix aux jeunes artistes burkinabè Stelbee et Greg. Pour sa première édition, le festival avait vu une forte participation d’une délégation de vedettes du Faso, Amity Méria, Sana Bob, Yili Noma, Sami Rama ; d’hommes de culture et du showbiz en l’occurrence Walib Bara, Costa Thégawendé, Bakary Barro, Brice Anoh, etc. 2013, l’année de notre année, comme il est dit au pays des Hommes intègres, ne déroge pas à la règle, Greg nominé aux Poro awards et qui fera certainement sensation avec une prestation, Stelbee l’étoile montante de la musique burkinabè, quelques journalistes et animateurs culturels sont encore là dans la capitale ivoirienne. Nos deux talentueux représentants en musique partageront la scène avec Sekouba Bambino, Lady Ponce, Doussou Bagayoko, Mao Otayeck, Les Patrons, Serge Beynaud, Debordo, Doliziana et bien d’autres. Un séjour, d’ailleurs, que Stelbee, la promue de Dodo Koné, promoteur du festival, met à profit pour la réalisation du clip vidéo de sa chanson "Mama Africa". Pour Greg, qui foulera le sol ivoirien dans quelques heures (Ndlr : aujourd’hui 6 novembre 2013), nominé au Poro awards dans la catégorie espoir masculin, l’aventure sera indubitablement des plus chaudes, quand on connait son talent et la forte communauté burkinabè qui l’attend. En attendant, vos votes sont attendus au www.abidjan-festival.com pour faire du Burkimbila le lauréat de sa catégorie. Quand on Dodo Koné avec ses aptitudes de management et de productions culturelles et vu le regard qu’il porte à la musique du Faso actuellement, on est tenté de se demander si l’homme n’est-il pas tombé sous le charme des Burkinabè ! Une preuve que la culture burkinabè se porte bien!!!

 Bélélé Jérôme William Bationo
 

1 nov. 2013

Caravane du conte



Pour une première à Ouaga, un satisfecit

La caravane du conte est un projet du Goethe Institut en collaboration avec la Compagnie Naforo-Ba de la Côte d’Ivoire et « L’école des Ancêtres » du Burkina Faso. Pour cette année 2013, à la suite d’Abidjan et de Bamako, la caravane des conteurs a sillonné la ville de Ouagadougou, pour la première fois, du 26 au 28 octobre 2013. Une occasion pour les amoureux de cet art de la scène de vivre d’intenses moments.

 



La 3e édition de la Caravane du conte a foulé pour la première fois le sol burkinabè. De l’espace Gambidi au CITO en passant par le Théâtre Le Roseau, durant trois jours, les conteurs ont tenu en haleine  les population de Ouagadougou en allant puiser à la source des histoires ancestrales. Depuis des siècles l’histoire des pays de l’Afrique de l’ouest a été transmise de façon orale sous forme d’histoires, de légendes et de traditions. Contes et légendes des différentes contrées d’Afrique ont donc rythmées les soirées dans ces espaces. Portée par 4 pays, à savoir le Togo, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, cette activité existe depuis 2011 et consiste à faire voyager dans différents pays des conteurs issus de divers pays d’Afrique et d’Allemagne. 
Thekla Worch-Ambara, directrice du Goethe institute BF
C’est une initiative qui veut s’investir dans le conte et créer un réseau sous-régional dans le genre du conte a expliqué Thekla Worch-Ambara, directrice du Goethe Institut au Burkina. Ce festival a pour objectif de construire un pont entre la tradition orale et la tradition marquée par l‘écrit et aussi de susciter la prise de conscience sur l’entretien, la protection et l’accessibilité de l’oralité, qui est le fondement et la base de tout savoir. Du 16 octobre au 1er novembre, les quatre  capitales concernées connaîtront diverses activités allant des soirées de conte à une formation de journaliste culturel. A la suite de l’éteinte des lampions de cette activité sur Ouagadougou, le cap à été mis sur Lomé pour encore d’autres folles nuits de contes.

Jérôme William Bationo

29 oct. 2013

Distinction de Smarty : Le prix de la réconciliation?





Distinction de Smarty : Le prix de la réconciliation?


L’actualité musicale de ces derniers jours est fortement marquée par la consécration de l’artiste rappeur burkinabè, Smarty. Depuis cette date le transfuge du groupe Yeleen est lauréat du Prix découvertes RFI/France24. La distinction honore à plus d’un titre la musique burkinabè dans son ensemble : l’artiste décroche des tournées a travers le monde et la lumière resplendira sur le Burkina Faso de manière générale. Afrikan Kouleur, l’œuvre avec laquelle Smarty a coiffé le guitariste malgache Teta et la jeune Nigériane Lindsey, n’est plus à présenter dans le paysage culturel du pays. Cependant des efforts restent encore à faire pour que les mélomanes se l’approprient. Sorti en Décembre 2012, le premier album solo de l’artiste, très riche, entre hip-hop, électro-pop et instruments traditionnels, n’a pas eu le temps de vraiment décoller pour des raisons que certainement beaucoup connaissent déjà : des contrariétés entre sa production et son staff managérial, que sont respectivement SAWAT et Umané Culture. Des difficultés sur lesquelles nous n’avons aucun intérêt à y revenir. Nous pensons plutôt que l’heure est à l’unisson. Les différents acteurs ayant contribué à la naissance d’Afrikan Kouleur, avec en tête Smarty, doivent donc mettre de coté leurs différends et faire place à un renouveau. Le jeu en vaut largement la chandelle. Ils ont  tous l’occasion de rentrer dans l’histoire par la grande porte. RFI offre à l’artiste pour commencer une tournée en Afrique, un concert à Paris et 10 000 euros. De quoi couronner une carrière déjà bien lancée. Pour des raisons de subjectivités, il serait dommage que cette distinction ne profite pas à l’ensemble de la classe musicale burkinabè. Certes, le pays des Hommes intègres n’est pas à son premier trophée dans cette compétition. Mais quand on sait que les derniers à inscrire leurs noms dans le  palmarès de ce Prix découvertes RFI sont Abdoulaye Cissé en 1983 et Bakary Dembelé en 1985, pour la nouvelle génération d’artistes, de managers, de producteurs et autres acteurs du showbiz, ce prix cette année doit désormais tracer une dynamique de positivité et de nouvelles perspectives pour tous, afin qu’on puisse l’inscrire dans une continuité pour d’autres artistes. Toute entreprise humaine rencontre des difficultés à un moment de son évolution. Cela ne devrait pas contribuer à mettre fin à celle-ci. La preuve n’est autre que cette distinction de Smarty qui place une fois de plus le Burkina Faso cette année, à l’instar des Etalons footballeurs, au pinacle des pays d’Afrique. Ali Diallo, Walib Bara et autres doivent donc se mettre aux côtés de Moustapha Sawadogo et travailler à aller de l’avant pour que rayonne davantage la musique du Faso. Bravo une fois de plus à Smarty !
Jérôme William Bationo